Souvent la sanction parentale est nécessaire pour faire face aux désobéissances et aux caprices des enfants.
Freud, le premier, a insisté sur le besoin de punitionressenti par l’enfant conscient d’avoir fait une bêtise. Si ce n’est pas l’autorité parentale qui applique la sanction, l’enfant risque de s’en charger lui-même, notamment par le biais de pratiques autopunitives (privations volontaires, conduites à risques, anorexie …).
Selon le pédopsychiatre Daniel Marcelli, l’enfant, de nature, veut déborder les limites imposée. Désobéir est l’occasion, pour l’enfant d’aller à la découverte du monde qui l’entoure et de la relation avec ses parents.
Quelle punition appliquer ?
Si la punition devient le seul moyen de se faire obéir, c’est que l’autorité des parents n’est pas établie, l’essentiel est qu’elle reste rare.
Pour cette raison, il est important que la punition soit efficace, cohérente et adaptée à la situation et à l’âge. L’enfant doit toujours en comprendre la raison. Ainsi les parents doivent prendre le temps d’expliquer clairement à l’enfant que son comportement n’était pas acceptable, le niveau de comportement exigé dans l’avenir et les conséquences de ses actes. Par la suite, il faut retirer l’enfant de la situation et lui donner le temps de réfléchir, sans aucune distraction.
A tout âge, les privations sont les sanctions les plus efficaces. Il faut viser des activités stériles (télé, jeux vidéo, sorties…) et non celles qui lui sont vitales.
La sanction réparatrice est également, très bénéfique, car elle confronte l’enfant à ses responsabilités : réparer un objet cassé, remettre de l’ordre dans une pièce dérangée, nettoyer un meuble sali… Ces punitions sont surtout valables pour les enfants de plus de 5 ans.
Concernant les plus petits, l’attention et la présence de leurs parents étant leur principale satisfaction, il leur suffit d’en être privé quelques minutes pour se sentir très punis
Pour un adolescent, il suffit de supprimer une sortie, un cadeau prévu de longue date, lui Donner une tâche ou un travail supplémentaire qu’il ne fait pas d’habitude…
Quelques repères pour trouver une bonne manière de sanctionner l’enfant
- Ne sanctionner que le non-respect de règles clairement établies ou des pactes passés avec l'enfant.
- La sanction doit être immédiate, différée, elle perdra son sens.
- La punition doit être réalisable et éviter toute menace angoissante.
- Éviter toute répression qui attente aux besoins vitaux de l'enfant (sommeil, alimentation, détente), aux plaisirs essentiels (son anniversaire, des vacances chez un ami, etc.) ou qui concerne les tâches ménagères (faire son lit ne doit pas être une punition).
- Il faut que l’échelle de punition doit rendre compte de l’échelle de gravité des fautes et, de l’échelle de valeurs posées par les parents
Rappelez-vous qu’une bonne sanction n'est jamais violente ni humiliante, mais simple et compréhensible.
Les raisons d'éviter la violence physique
- Elle est un coup porté à un enfant : ce qui est condamnable.
- Elle est un aveu de faiblesse : le parent montre qu’il n’a pas pu se maîtriser, ce qui le dévalorise aux yeux de son enfant.
- Elle banalise la violence : l’adulte laisse entendre que frapper est le seul moyen de mettre un terme à un conflit, règle que l’enfant risque d’appliquer en optant pour des comportements violents.