Ces différentes phases, observables aussi bien chez l'homme que chez la femme, se manifestent par des variations physiologiques.
Variations physiologiques observées
Lors de la phase de désir :
- Léger gonflement des organes génitaux.
Lors de la phase d'excitation :
Chez la femme :
- Lubrification des parois du vagin
- Augmentation du volume du clitoris
- Érection des mamelons
- Augmentation du volume de la poitrine
Chez l'homme :
Lors de la phase du plateau :
Chez l'homme :
- Augmentation de la circonférence du pénis
- Élargissement des testicules et poursuite de leur élévation tout près du muscle périnée.
On observera également chez de nombreux hommes et de nombreuses femmes :
- Une vasodilatation se traduisant par une rougeur du visage, un triangle rouge sur la poitrine, etc., avec toutes les variations individuelles ;
- Un rétrécissement du champ visuel et un rétrécissement du champ auditif ;
- Un accroissement de la transpiration.
Chez la femme :
- gonflement des seins et des mamelons
- Augmentation de la respiration, du rythme cardiaque et de la pression sanguine
- Disparition du gland du clitoris sous son capuchon (il se rétracte)
- Gonflement et augmentation du volume des petites lèvres
Lors de l'orgasme :
- Des contractions répétées au niveau du vagin ou du pénis toutes la 0,8 seconde. « Après les quatre à six premières, celles-ci diminueront en force et en fréquence ».
- L'orgasme chez certaines personnes s'accompagne de manifestations sonores plus ou moins intenses et plus ou moins discrètes (cris, soupirs, gémissements, etc.)
Lors de la phase de résolution :
- Les organes génitaux reprennent leur apparence initiale peu à peu
COMPORTEMENT SEXUEL HUMAIN :
•L'aspect physique du comportement sexuel humain est la composante de la sexualité humaine qui en décrit l'intimité physique; son but peut être la reproduction (impliquant un rapport sexuel), la découverte du corps de l'autre ou simplement la recherche du plaisir sexuel
Sexualité et sensualité :
•Il n'y a aucune limite clairement définie entre le plaisir sexuel et le plaisir non-sexuel provoqués par le contact du corps de quelqu'un d'autre.
Par exemple, le fait de tenir des mains peut avoir ou non une connotation sexuelle, selon la culture, la situation et d'autres facteurs.
•Il y a cependant des faits et gestes qui sont généralement définis comme sexuels, mais qui peuvent avoir d'autres connotations selon les circonstances.
•La distinction entre le comportement sexuel et non-sexuel peut être interprétée à partir de règles sociales locales, mais aussi d'un individu à l'autre et chez le même individu, en fonction du moment.
•L’ensemble des activités sexuelles d'une personne (les rêves érotiques, les fantasmes, la masturbation, et les rapports partagés) s'appelle sa vie sexuelle.
Désir et fantasme :
•Le désir sexuel ou la libido est le désir pour le comportement sexuel.
•La plupart des personnes focalisent leur désir sexuel sur la ou les personne(s) avec qui elles ont des relations sexuelles, ou avec lesquelles elles désireraient en avoir.
•Beaucoup de gens prennent plaisir à fantasmer, simplement en se basant sur leur imagination , ou en lisant des livres à caractère sexuel, des magazines érotiques, voire en visionnant des films, ou tout simplement en imaginant telle ou telle situation érotique.
•Ces fantasmes ne sont pas forcément réalisés ensuite.
LA SEXUALITE INFANTILE :
La sexualité est partie intégrante de l'être humain, dès sa naissance.
Avec le développement de la psychanalyse par SIGMOND FREUD ,une partie de la sexualité infantile fut percé et est toujours était un sujet de débat il ya ceux qui en croie et d autre qui refusent d’attribuer une sexualité a un être aussi angélique qu’un petit garçon ou une petite fille ,peut être la connotation vulgaire que la sexualité a pris au fil de notre histoire influence leur jugement ,qui sait…
Selon FREUD, il existe une sexualité infantile essentiellement psychologique.
L'éveil psychologique de la sexualité est très précoce.
Il existe objectivement chez le petit enfant des sensations de plaisir sexuel, en général auto-érotique.
C'est une chose bien connue, qui joue un rôle important dans la maturation ultérieure des circuits orgasmiques par le souvenir qu'elle en laisse de manière inconsciente.
Mais elle est différente de la sexualité adulte. Le corps n'est pas mûr.
Freud distingue deux modalités d'organisation de la libido, prégénitale et génitale.
La phase prégénitale comporte le stade oral et le stade anal :
- Le stade oral : la zone bucco-labiale est dès lors désignée comme zone érogène.
Freud attache une importance capitale à cette première partie du stade oral pour la détermination de la vie sexuelle future.
Une seconde phase du stade oral est caractérisée par le passage de la succion à la morsure , où apparaît combinée à la libido une pulsion agressive et destructrice.
- Le stade sadique-anal : est régi par l'érogénéité de la zone anale ; cette organisation libidinale est liée aux fonctions d'expulsion-rétention et se fait autour de la symbolisation des matières fécales
- Le stade phallique est la phase caractéristique de l'acmé et du déclin du complexe d'Oedipe, essentiellement marquée par l'angoisse de castration.
Pour les deux sexes, en avoir ou pas caractérise ce stade : " En effet, cette phase ne connaît qu'une seule sorte d'organe génital, l'organe masculin. "
- Le stade génital : la " première poussée ", qui commence entre 2 et 5 ans, "caractérisée par la nature infantile des buts sexuels ", et la " deuxième poussée ", qui " commence à la puberté et détermine la forme définitive que prendra la vie sexuelle ".
Cette poussée en deux temps est d'une importance décisive pour les troubles chez l'adulte
Dès lors, le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction de deux courants vers l'objet et le but sexuel : celui de la tendresse et celui de la sensualité
Plus tard, à l'adolescence, il se produit un bouleversement sous l'effet de la sécrétion d'hormones sexuelles.
L épanuissance du corps et des organes génitaux qui deviennent adultes, aptes à la relation sexuelle, et donc à la reproduction.
Cette aptitude est ressentie par tout un chacun de manière naturelle, pulsionnelle, par l'éveil du désir sexuel.
Cela conduit de nombreux adolescents à la masturbation. Ce qui est normal, très naturel et pas toujours contrôlable.
Pour s'exprimer physiquement, cette maturation sexuelle nécessite une maturation psychique.
Et cela dépend essentiellement de l'éveil psychoaffectif, qui demande encore plus de temps que la maturation physique, et dépend de notre vécu inconscient, celui des premières années comme celui des expériences et des découvertes ultérieures.
La maturation sexuelle à l'adolescence est, par ailleurs impossible si l'on n'a pas fait le deuil des relations qui furent la cause de nos premiers émois.
Il faut donc gérer de manière inconsciente le vécu psychologique des premières années et en particulier ce qu'il est convenu d'appeler le conflit œdipien.
Cette période de découverte d'une sexualité adulte permet de replacer la sexualité dans sa finalité, la relation à l'autre, et de découvrir le plaisir partagé.
Elle crée des liens très forts, qui transforment et qui permettent d'accéder à une sexualité globale : corporelle et sentimentale.
Mais cet éveil nécessite la maturation, la découverte lente et progressive de soi-même et de l'autre.
Sans elle, la relation sexuelle n'est qu'une relation physique, incomplète, décevante et source d'insatisfactions.
LES TROUBLES DE LA SEXUALITE :
Les troubles de la sexualité sont caractérisés par une perturbation du désir sexuel et des modifications psychophysiologiques qui caractérisent le déroulement de la réponse sexuelle, et sont à l'origine d'une souffrance subjective marquée et des difficultés interpersonnelles.
Les troubles sexuels incluent les troubles du désir sexuel, les troubles de l'excitation sexuelle, les troubles de l'orgasme, et les troubles sexuels avec douleurs.
Chez l'homme :
- L'impuissance : incapacité pour l'homme de pratiquer l'acte sexuel.
Elle se traduit par la diminution de la fréquence et de l'intensité des érections.
On distingue :
-l'impuissance primaire ou l'individu n'est jamais parvenu au coït
-l'impuissance secondaire qui survient après une période d'activité sexuelle normale et relève souvent de cause psychologique à composante anxieuse plutôt qu’organique
L’impuissance est susceptible, lorsqu'elle n'est pas d'origine physiologique ou médicamenteuse, d'être prise en charge par des traitements psychologiques, par exemple par les méthodes comportementales de désensibilisation systématique
On rapprochera de l'impuissance proprement dite l'éjaculation précoce ainsi que le retard ou l'absence d'éjaculation et l'absence d'orgasme.
Chez la femme :
- frigidité : Impossibilité pour une femme d'éprouver une jouissance normale au cours des rapports sexuels.
Dans certains cas la frigidité est totale, se caractérisant par l'absence de désir et de plaisirs sexuels.
C'est l'anaphrodisie, le trouble à la fois le plus profond et le mieux accepté par la femme, qui consulte rarement pour cette insuffisance complète.
En revanche, elle le fera souvent pour les frigidités partielles, où le plaisir sexuel existe, mais reste incomplet.
Il s'agit alors de rareté ou d'absence d'orgasme dans les relations sexuelles qui restent satisfaisantes dans la période précédant cette jouissance terminale.
Elle le fera également dans les cas de frigidité douloureuse, ou dyspareunie, dont une forme fréquente est représentée par le vaginisme.
On distingue, suivant leur date d'apparition:
- La frigidité primaire qui apparaît dès les premiers rapports sexuels.
Fréquente chez la jeune mariée, la frigidité primaire cède souvent spontanément lorsque le couple a acquis une certaine aisance dans la vie commune intime.
- La frigidité secondaire qui survient après une longue période de vie sexuelle satisfaisante.
A son origine, on peut trouver une cause organique (maladie générale endocrinienne ou neurologique, ou maladies locales, utérines, vaginales, vulvaires, périnéales, etc.).
Mais le plus souvent, la cause est affective (conflit avec le partenaire, adultère, avortement, troubles névrotiques divers).
Le traitement : est d'abord étiologique (celui de la cause), lorsqu'elle a pu être déterminée.
Pour les frigidités d'origine affective, la psychothérapie d'inspiration analytique pourra élucider le conflit sous-jacent par exemple une grande angoisse de castration, une fixation œdipienne au père, des tendances homosexuelles inconscientes.
Mais souvent de simples conseils concernant la contraception, le comportement du partenaire peuvent suffire.
On peut également utiliser des techniques de rééducation psychosexuelle.
- vaginisme : Trouble se manifestant par des contractions involontaires et spasmodiques de la partie inférieure du vagin. Ces spasmes peuvent se produire alors que cet organe est intact. Ils sont à l'origine d'une douleur qui gène considérablement le coït.
Le vaginisme peut exister en l'absence de troubles d'origine psychologique mais leur est souvent relié.
- Dyspareunie : Douleur provoquée par les rapports sexuels.
Son retentissement sur la vie de couple est particulièrement important et c'est un motif très fréquent de consultation des gynécologues et des conseillers conjugaux.
On distingue généralement des dyspareunies de pénétration, ressenties par des femmes à vagin étroit ou à la suite de suture périnéale trop serrée, des dyspareunies de " présence ", liées souvent à des vaginites infectieuses, mycosiques ou trophiques, et des dyspareunies profondes, en rapport avec une rétroversion utérine, une endométriose, une dystrophie ovarienne.
Mais, à côté de ces causes organiques, finalement assez rares, la dyspareunie est souvent d'origine affective, qu'elle soit primaire en apparaissant dès les premières relations sexuelles, ou secondaire, par exemple après un accouchement.
Elle masque souvent, chez la patiente, une frigidité névrotique , servant en quelque sorte d'alibi pour se refuser au partenaire.
C'est pourquoi, pour tous ces cas, l'abord psychothérapique est indispensable.
Il fera apparaître la cause originaire de la dyspareunie : deuil, crainte d'une nouvelle grossesse, avortement avec sentiment de culpabilité.
La douleur sexuelle s'y manifeste comme un refus de plaisir, une conduite d'autopunition ou un dégoût du partenaire.
On peut également proposer certaines techniques de rééducation sexuelle et utiliser très largement les méthodes de relaxation pour faire cesser ce trouble souvent difficile à guérir.
- L'anorgasmie : Chez les très jeunes femmes, l'anorgasmie vaginale est la norme. Si celle-ci perdure à la maturité, les spécialistes se refusent à la considérer comme une pathologie, sauf dans des cas extrêmes où l'acmé du plaisir ne peut jamais être atteint, même au moyen de la masturbation.
Alors seulement, on parle de frigidité qui, à l'inverse de l'anorgasmie, se caractérise par une inhibition du désir et concerne la vie sexuelle dans sa globalité.
Le plus souvent, il s'agit d'une privation inconsciente - la personne s'interdit de désirer, de ressentir - liée à la culpabilité ou à une honte transmise par l'éducation.
En fait, pour toute femme, l'accès à l'orgasme reste toujours très fragile.
Un événement déprimant ou entamant l'estime de soi
- séparation, deuil, licenciement, découverte de l'infidélité du partenaire, notamment - est susceptible de provoquer une anorgasmie transitoire.
C'est le cas également lorsqu'un malaise surgit dans le couple, et que la femme, malheureuse, ne parvient pas à exprimer sa souffrance avec des mots.
Ce phénomène tient au fait que le plaisir féminin ne se limite pas à une jouissance d'organe comme chez l'homme, qui jouit de son pénis.
Elles ont, de surcroît, accès à un autre type de satisfaction, propre à la sexualité féminine et qui englobe l'intégralité de leur être.
Cette jouissance peut être provoquée par l'attente amoureuse, l'élan passionné, davantage que par l'acte sexuel.
D'ailleurs pour de nombreuses femmes, il est plus excitant de s'abandonner à la passion absolue que de s'abandonner physiquement dans la relation sexuelle.
Il ne s'agit pas d'une peur de la sexualité, mais plutôt d'une recherche d'absolu, d'amour idéal, que le sexe ne saurait combler entièrement.
LES ABUS DE LA SEXUALITE
- Inceste :
L'inceste est une relation sexuelle entre deux membres d'une même famille, en général de la famille nucléaire.
Le plus souvent, il s'agit d'incestes père-fille, bien que l'inceste mère-fils existe également. L'inceste frère-sœur, ou avec d'autres membres de la famille, oncles, grands-parents existe aussi.
Les incestes sont rarement avoués. Pourtant, ils sont préoccupants, car ces relations sont totalement subies par l'enfant et par l'adolescent, de manière très passive.
Elles vont profondément perturber leur développement psychoaffectif (on constate que de nombreuses femmes ayant subies des incestes souffrent de troubles de la sexualité notamment la frigidité).
Tout se passe comme si une cassure, une rupture survenait au moment de l'éveil psychoaffectif, et donc du passage le plus important de l'évolution de leur sexualité.
Cela provoque de profonds désordres, et des troubles qui perdurent, pour resurgir, en général de manière aiguë, dans des situations de blocage au cours de la vie adulte.
- Viol :
Le viol s'applique à toute relation sexuelle qui implique une pénétration par la force ou la menace entre individus de sexe différent ou de même sexe.
La blessure occasionnée par un viol entraîne une profonde destruction de la personnalité. La sexualité, dans son fondement psychologique, est atteinte.
INTERDICTION D’INTERDIRE :
Comme déjà mentionner plus haut le mécanisme physiologique demeure le même mais c est notre perception même de la sexualité qui s'en trouva changée.
- Toute révolution court évidemment le risque de basculer dans l'excès.
La révolution sexuelle du séisme permissif des années 60 n'échappa pas à la règle.
A ce long siècle puritain et " familialiste " succéda sans transition, tout au long des années 70 et 80, une utopie permissive largement irréfléchie.
" Il est interdit d'interdire , tel est devenu le slogan pour sois disant faire évoluer notre société D'où une interprétation assez infantile de la sexualité humaine, présentée comme une fonction biologique. Et, surtout, une étrange et durable complaisance à l'égard de certaines transgressions - comme l'inceste, la pédophilie, le harcèlement sexuel - dont on " oublia " la gravité.