A partir de 8 ans, les choses s'améliorent mais l'impulsivité et l'agressivité restent bien souvent une constante. Ces enfants sont rejetés par les autres et en souffrent ce qui accentue le trouble.
Le trouble déficit de l'attention/hyperactivité est multifactoriel,il y a une intervention de divers facteurs :
Facteurs neurobiologiques
L’hypothèse actuelle suggère l'existence, pour la dopamine, d'une hypoactivité corticale qui sous-tend les perturbations cognitives et d'une hyperactivité sous-corticale responsable de l'hyperactivité motrice. Pour la noradrénaline, une hypoactivité corticale serait impliquée dans le déficit de mémoire de travail et une hyperactivité sous-corticale serait responsable de l'excitabilité
Au niveau génétique, les études d'agrégations familiales montrent de manière convergente un excès d'atteinte chez les apparentés : diagnostic du trouble chez 25 % des apparentés du premier degré contre 5 % dans la population témoin
Facteurs environnementaux.
- Des facteurs pré- et périnataux signalent qu’en cas de carence en fer, cet élément étant impliqué dans la synthèse de la dopamine. Chez l'animal, la carence influence négativement le comportement.
- Les facteurs postnataux : la dépression maternelle, toutes les difficultés relationnelles intrafamiliales, les facteurs d'instabilité psychosociale (placement, précarité, maladie mentale d'un parent) sont susceptibles de contribuer à la constitution ou à l'aggravation du trouble. C'est pourquoi le contexte environnemental doit être largement pris en considération.
Le Trouble du Déficit de l'Attention/Hyperactivité est rarement isolé, les études épidémiologiques indiquent que plus de 50% des enfants atteints d'un trouble du Déficit de l'attention/hyperactivité présentent au moins un autre trouble psychiatrique associé (anxiété, dépression, troubles des conduites ou opposition, tics, troubles d'apprentissage…).