Le mal entendu n’est pas une dissension profonde ou un complot déclaré mais ses conséquences sont toujours totalement disproportionnées par rapport à la réalité qui les a déclenchées. Sur un plan psychologique : il y a trois raisons qui peuvent provoquer des malentendus ; une perception subjective de la réalité, le goût du fatalisme et le manque du préambule.
- La perception subjective de la réalité provient du fait que nous avons notre propre vision des événements. Cette perception est battue sur une base de conviction personnelle et de préjugées, à partir de ce manque d’objectivité évident le malentendu surgit dès que la moindre faille se présente.
- Souvent la position que nous adoptons par rapport à l’autre n’est pas très claire, nous trouvons devant les alternatives multiples que la vie nous amène, par peur d’être pris en défaut. Cette attitude est la preuve de notre prédilection pour le fatalisme.
- Le manque de préambule est un autre instigateur de nos malentendus. Lorsque nous désirons entreprendre une activité avec notre conjoint, nous devons fixer avec lui les bases qui vont servir à la réalisation de notre projet. Pour éviter tout malentendu, il faut essayer de réagir avant que ceux-ci s’installent. Le plus simple moyen de bien se faire comprendre est de rester clair, franc et précis en toutes occasions.
Les reproches servent de prétexte aux querelles. Il s sont alimentés par les faiblesses et les points sensibles de l’autre. Une simple remarque a pour objectif de modifier une situation tandis qu’un reproche a pour but de blesser, il n’entraine rien de constructif.
D’un point de vue psychologique, les reproches constituent une forme de communication inadaptée à l’adulte que nous sommes. Ils sont de toute évidence une résurgence de notre enfance, quand nos parents recouraient aux reproches pour nous rappeler à l’ordre.
L’infantilisme né d’un besoin reflexe de protection et de craintes à assumer les conséquences de ses actes. L’homme ou la femme qui fait preuve d’infantilisme a tendance à fuir ses responsabilités, à faire des escapades hors du foyer familial, incapable d’adapter une position d’adulte face à un problème, il fuit la réalité et s’arrange pour la juger contraignante.
A première vue, il peut passer pour de la politesse et de la diplomatie, mais en fait il s’agit d’une forme d’agressivité déguisée. Sous couvert de ne pas valoir user de reproches, celui remette en question son partenaire. Généralement, la pratique des sous-entendus dans un couple entraine une mésentente. Elle conduit à un niveau insuffisant de communication. Le manque de clarté et de transparence gène considérablement la bonne entente du couple, que cela concerne ses relations intimes, familiales ou sociales.
On est autoritaire pour se conformer à un rôle : souvent un tel état de fait peut provenir d’une identification à l’autorité parentale, à un modèle social ou culturel. L’autoritarisme s’appuie à la fois sur un rôle un doute de soi et un besoin de faire passer des messages. Généralement, nous doutons tellement de nous même que nous sommes contraints de recourir à l’autorité pour convaincre l’autre. En même temps, nous tâchons de nous convaincre. Pour rendre votre relation plus agréable et plus constructive, veuillez à ne pas faire de long monologues qui tentent à prouver que vous avez raison.
Dns un couple en difficulté, le silence est souvent perçu comme un règlement de comptes, il exprime un désaccord, parfois plus évident que la parole. Il est dangereux car il enferme dans la non-communication. Il y a plusieurs formes de silence toutes aussi nuisible l’unes que l’autre pour la vie de couple :
-Silence provisoire :
est destinée à manifester un mécontentement passager, une description ou blessures. C’est un appel au secours maladroit qui lance l’un des deux partenaires quand il se sent blessé par l’autre et qu’il ne sait pas comment s’exprimer.
-Silence d’indifférence :
souvent quand le couple est déjà « mort » , il n y a pas plus grande chose à espérer, si ce n’est une renaissance qui de toute façon ne se produira pas sans bonne volonté de part et de l’autre.
-Silence de culpabilisation :
Il est rempli de reproches, il a pour but d’exhiber à la face de l’autre la mauvaise action qu’il a commise. Il souligne un profond désaccord et il est souvent plus persistant que l’acte qui provoque une telle attitude qui n’a pas été faite à haute voix.